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San Andrés : l’île au trésor

C’est Noël, toute la famille est réunie autour du feu et parle de voyages. La photo de tonton René, toute bedaine au vent, levant son verre de Ti Punch sur une plage de Martinique a fait le tour de la famille. La Montagne Pelé et la distillerie Trois Rivières n’ont plus aucun secret pour toi et, poli, tu t’éclipses pour te resservir du foie gras. De toute façon cette année, c’est à San Andrés que tu iras.

Soyons clairs dès le départ, si tu annonces que tu vas à San Andrés à tes proches, précise dès le départ que c’est en Colombie (il faudra passer outre le regard interrogateur voire inquisiteur de tante Monique mais le voyage commence par là). Car à moins d’être canadien ou Costaricien, il n’y a pas vraiment d’autre moyen d’y aller là bas. Où déjà ? Ah oui à San Andrès…

La Colombie tout d’abord. Oui, toi, lecteur curieux et déjà désireux de découvrir ce bout de terre, tu aimerais savoir comment faire pour y aller. Donc à moins de passer par des pays improbables et lointains (et de faire 4 escales et 6 jours de voyage) il est préférable de te rendre en Colombie et de prendre un vol local depuis l’une des grandes métropoles du pays (Cali, Bogota, Carthagène ou Medellin).

Bon d’accord, la Colombie, mais pourquoi ? Sans rentrer dans des informations historiques lénifiantes, il est juste bon de se souvenir que l’île a été découverte le jour de la Saint André 1524 et qu’elle a, lors de l’indépendence de la Colombie (en 1819) été rattachée à cette dernière malgré sa situation géographique qui la situe… au large du Nicaragua.

San Andrés (et Providence, sa voisine) est une province distante de plus de 700 km de sa métropole. Ce qui frappe le visiteur arrivant par avion c’est la petitesse de ce morceau de terre qui apparait loin de tout. Et en effet, l’île de taille modeste qui mesure 12 km sur 3, semble posée au milieu de la mer, isolée mais entourée de teintes de bleus incroyables.

Après avoir quitté le tarmac du minuscule aéroport local, on se rend vite compte qu’ici le deux roues règne en maitre. Seul, à deux ou à trois, à pédales ou à moteur, mais toujours sans casque, c’est souvent comme ça qu’on accompagne les gamins à l’école ou qu’on va prendre le bain après le repas du dimanche.

L’île, en, forme d’hippocampe, est occupée sur la pointe nord-est (la tête du Syngnathidé si tu as suivi) par le principal centre urbain, sobrement dénommé San Andrés. Avec une population de près de 70 000 habitants, l’île est quand même assez densément peuplée et comme dans toutes les villes d’Amérique du Sud ou des Antilles, le fonctionnement routier est assez chaotique : le plus rapide (ou le plus lourd…) passe le premier.

Petite précision, si tu es plutôt vacances avec Maman, Quitterie et Sigismond, tu peux opter pour la voiturette de golf, un poil plus cher, mais néanmoins plus confortable pour transporter tout ce petit monde. Il y a aussi la « buseta » locale, bien moins pratique bien que mignonnette.

Après avoir pris possession de l’ « habitacion » dans la Posada (sorte de chambre d’hôte qui permet de loger chez l’habitant) située à l’est de l’île dans le petit bourg de San Luis, c’est avec grand plaisir que je découvre ma monture, un 125 Kymco, celui là même qui va nous permettre de faire le tour de la route circulaire (la principale de l’île).

Pas de casque ni de rétroviseurs fournis avec le bolide (l’option n’est pas proposée…). Après un rapide tour de chauffe, c’est parti, à fond les manivelles ! Direction le sud pour notre première étape : Le « Hoyo Soplador. »

La route est belle, bordée de plages et de cocotiers sur la partie gauche, le revêtement un peu moins mais on s’en contentera. Première étape au « Hoyo Soplador », une cavité située en bord de mer par laquelle l’eau sort en plein air après avoir traversé un canal souterrain. Ce n’est pas l’attraction du siècle mais cela fait son petit effet. Ici, en face de nous, au loin, derrière la ligne d’horizon, se trouve le Nicaragua.

Les paysages défilent à grande vitesse (à 70 km/h dans le meilleur des cas). Le vent et le sel chatouillent le visage et l’air doux, si doux glisse sur la peau comme une caresse sans fin. Le soleil, lui, brûle cette même peau sans prendre de pincettes, la caresse prend ici des airs de torture.

Puis la route continue vers le nord mais elle attendra. On tourne à droite faisant un pied de nez au tour de l’île. « Laguna Big Pond », petit étang marécageux nous attend sur les faibles hauteurs des collines centrales, entre moustiques et caïmans à lunettes (ces petits crocodiles de 2 mètres de long, des animaux de compagnie nous ont dit les disciples de Selassie).

C’est le moment de retrouver notre Poderoso et de reprendre la route circulaire en direction de « Cove Bay », la seule crique notable de l’île. Nous fonçons toujours plus fous vers le nord jusqu’à rejoindre l’aéroport puis la principale plage de l’île située au centre de la ville. Nous nous permettons une nouvelle infidélité à la route circulaire, histoire d’aller rendre visite en cette semaine sainte à la plus ancienne église baptiste (nous sommes dans les Antilles, où catholiques, adventistes, pentecôtistes et baptistes se côtoient) encore debout de l’île, érigée en 1844.

Retour en ville, les boutiques identiques se succèdent sur les deux cotés de la route. Ces énormes magasins détaxés (l’île est un port franc) sont d’une triste monotonie. Le versant moins cool du tourisme.

La boucle est bientôt bouclée et le tour terminé. On longe le Bario Obrero (ancien quartier ouvrier de San Andrès attenant au port) et on repique au sud en direction de San Luis pour déguster un Coco Loco (cocktail local à base de rhum et de coco) des plus fameux en profitant de la douceur des lieux. Le soleil se couche et le repos nous appelle. A demain ami scooter !

Benoît Martelloni

Casa en San Luis San Andrés

Scooter San Andrés

Lézard San Andrés

Cove Bay Colombie

Eglise Baptiste San Andrés

Plage San Andrés Colombie

Johnny Key Colombie

Laguna Big Pond Colombie

Paysage San Andrés Colombie

Plage de San Luis Colombie

Playa de Arena Colombie

San Andrés Colombia

Les conseils de Benoît :

– Une taxe de séjour de 50 000 pesos (environ 20 euros) est à régler sur place. Le gouvernement local cherche à contingenter l’arrivée de touristes afin d’éviter une surcharge touristique (notamment en période de fêtes).

– Les posadas se développent et sont une bonne alternative à l’hôtel (Association Posadas Nativas – nativelodge@gmail.com)). Dona Flory possède 2 posadas du coté de San Luis (dont la Posada Green Sea, propre et bien située : Vía Pepper Hill, San Andres, 880027, +57 8 5126313)

– Nombreux petits restaurants sur la route (et en centre ville) où l’on peut manger pour 20 000 pesos (environ 8 euros) un plat complet avec soupe et boisson. Un peu plus cher chez Donde Francesca (route circulaire, à la sortie de San Luis vers le Sud) mais cadre magnifique, les pieds dans l’eau.

– Pour les amoureux de plongée, de nombreux centres sont situés en centre ville ou dans les hôtels (Le Sharky Dive Shop est l’un des plus réputés).

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4 Comments

  1. ANITA ANITA

    Excelente invitación para conocer a San Andres… hermosas fotos.
    Colombia! el riesgo es que te quieras quedar.

  2. Nous y sommes actuellement, l’ile est magnifique ! Des petits endroits cachés, loin des touristes et des centres d’intérêt pour plongée et faire de belles rencontres sous-marine ? :)

    • Benoit Benoit

      Bonjour Jules,

      En ce qui concerne la plongée, un simple masque peu suffire à profiter d’une faune marine assez exceptionnelle. Les meilleurs spots se situent au sud-ouest de l’île (entre El Cove et la pointe sud). Vous trouverez des centres de plongée un peu partout en ville et sur cette même côte. En général ces derniers sont situés au sein même des hôtels. Ne pas hésiter à s’arrêter et à demander pour s’inscrire. Ils proposent généralement des baptêmes mai si vous restez plusieurs jours, vous pourrez passer le PADI niveau 1. Pour ce qui est de fuir les touristes… L’île est petite mais dès que vous sortez de la (seule) ville, vous êtes rapidement tranquilles notamment le soir venu. San Luis et la Laguna Big Pond sont particulièrement appréciables pour cela ;) Bon séjour en Colombie ultramarine.

    • Solcito Solcito

      Hello Jules, j’ai laissé mon envoyé spécial en Colombie Benoît te répondre :)

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