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Un, deux, trois, soleil

A trois on y va Jérôme Bonnell

Cette semaine, je t’emmène prendre l’air dans le Nord-Pas-de-Calais. Une petite promenade d’1h26 de la bourgade de Lille aux plages du nord, le tout sous un soleil radieux. Cela nous changera de l’éclipse de nuages du 20 mars et de l’air quelque peu chargé de la région parisienne (#euphémisme).

C’est Jérôme Bonnell qui est à l’origine d’A trois on y va,  une jolie balade cinématographique qui débarquera dès le 25 mars sur nos écrans. Inutile d’emmener ton sac à dos, avec Jérôme on voyage léger. Pas de drame, pas de cris, pas de crise d’hystérie malgré une histoire qui en promettrait par milliers.

Félix aime Sophie. Sophie aime Félix. Félix et Sophie aiment aussi Mélodie. Mélodie aime Félix et Sophie. Mais Mélodie est la seule à savoir tout ça. C’est parti pour un triangle amoureux savamment orchestré par le jeune réalisateur de 38 ans.

Dès les premières minutes du film, la mayo prend immédiatement. Et la sauce de ne jamais tourner au fur et à mesure que le film avance.

On se demande alors ce qui fait que cette histoire d’amour à trois se démarque des dizaines (et des dizaines) d’autres déjà traitées au ciné. Et l’on découvre que comme pour une recette, c’est une histoire d’alchimie inexplicable entre plusieurs ingrédients.

Prenez un trio de jeunes acteurs irréprochables (Anaïs Demoustier, Félix Moati et Sophie Verbeeck). Filmez-les de près en y ajoutant une lumière dont vous seul avez le secret. Ajoutez-y des images superbes sur Lille et sa région, ainsi qu’une bande-son mixant musique classique et rock indépendant. Saupoudrez le tout d’un scénario entre sensualité et scènes de vaudeville. Vous obtiendrez ce long-métrage pas trop long à mi chemin la comédie et le film d’auteur.

Ici, amour signifie aussi amitié. On aime, point à la ligne. Les domaines sont décloisonnés, le sentiment dépoussiéré. On pleure (mais pas trop) et on rit (suffisamment). On respire avec ces personnages qui connaissent encore définition du verbe « vivre ».

Et un, et deux, et trois mais pas zéro. On y va ?

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