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Brooklyn or not Brooklyn

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Petite interruption des programmes argentins pour un voyage express dans l’hémisphère nord. Cap sur des coins certes moins ensoleillés, mais tout aussi photogéniques – la côte Est des Etats-Unis et l’Irlande – pour un petit break cinématographique dont la plupart des filles font raffoler. 

A quelques heures de Buenos Aires donc, il y a New York et à New York, il a Brooklyn. Avant d’être the place to be des hipsters et autres bobos du monde entier, le quartier était le refuge des expatriés. C’est donc ici que débarque la jeune Eilis Lacey (à ne pas confondre avec Elise Lucet) une jeune irlandaise en quête de travail et de reconnaissance.

A l’époque (les années 50), on traverse pas l’Atlantique en A380 mais en plusieurs jours sur un paquebot aux 3èmes classes miteuses. Si le Titanic repose depuis des lustres (sans mauvais jeu de mot) au fond des flots, les bateaux font la vie dure aux moins fortunés, sans Léonardo pour faire passer le mal de mer.

Malheureusement pour la pauvre Eilis, les choses ne s’arrangent pas sur la terre ferme : un boulot pas très folichon, des collocs insupportables, une mégalopole un peu trop grande pour elle… Et le mal de mer de se transformer en mal du pays.

Bien que le film soit un « drame historique » basé sur le roman du même nom de Colm Tóibín, les choses finissent toutefois par s’arranger grâce à l’arrivée d’un bellâtre d’origine italienne. Les deux tourtereaux auraient pu se marier et avoir plein d’enfants si le passé de l’Irlandaise ne lui revenait pas en pleine poire, l’obligeant à prendre the décision.

Réalisé par un mâle (l’Irlandais John Crowley), le long métrage fera sans doute l’unanimité auprès des demoiselles. Que l’on aime ou pas les longs métrages à l’eau de rose, on ne peut que suivre Eilis dans son périple, du petit village croquignolet d’Enniscorthy aux avenues de la Grosse Pomme.

Un voyage intérieur d’abord, grâce à l’évolution du personnage d’Eilis incarnée par la charismatique rouquine Satires Ronan, nouvelle coqueluche teenager d’Hollywood. Un voyage extérieur ensuite, porté par des images à couper le souffle sur l’Irlande et les Etats-Unis d’Amérique. Un voyage dans le temps enfin grâce aux costumes et à la reconstitution historique admirablement orchestrée.

On ressort de la salle obscure secoué comme après un long trajet, content de ces quelques heures hors du temps mais soulagé  d’être arrivé…

Sortie 9 mars 2016, 1h 53min.

 

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