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L’Interview Voyage : Duvigan, dessinateur de BD

Duvigan dessinateur BD

J’aime bien la BD. Du coup, je me balade à Angoulême lors du festival pour te ramener un reportage (à venir), pour bouquiner des exemplaires dans les allées et pour papoter avec leurs auteurs.

Ce n’est pas à Angoulême mais dans les rues de Paris que j’ai rencontré Duvigan, à l’occasion de la sortie de son nouvel opus « Ça, c’est Paris » consacré – je te le donne en mille – à la Ville Lumière. En plus d’être sympa et d’avoir un sacré coup de crayon, Duvigan aime crapahuter à droite à gauche et dans son imaginaire. On ne pouvait que bien s’entendre.

Après un passage éclair en écoles d’art à Angoulême et Strasbourg, et une formation en com’, Boris débarque en 1999 dans le merveilleux monde de la BD. Le guide du sexe, Les postiers, Le rugby des Barbares, Scoot toujours, c’est lui. Coup d’envoi !, La vérité si je mens 3, Adam et Eve, coup de pied dans les couples et Dr Cymes, c’est encore lui.

A quand une BD sur le voyage ? En attendant de nous y emmener sur le papier, Duvigan t’embarque ici-même en mots et même en dessin, à l’issue de cette interview.

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Quel(s) type(s) de voyageur(s) es-tu ?
Contemplatif. Je ferme les yeux et je suis déjà loin. Ça ne coûte pas cher et ça ne demande pas une laborieuse planification au préalable !

Si tu devais définir le voyage en 3 mots ?

Ailleurs, paysage, gens. Les gens d’ailleurs dans un paysage… différent de celui d’ici.

Si le voyage était une chanson ?

When the Levee breaks de Led Zeppelin. C’est un morceau au rythme qui avance inexorablement. Il fait des pauses, et puis reprend. Mais même pendant les pauses ça continue d’avancer… Et pourtant, je n’ai rien à faire à Chicago !

Si le voyage était un parfum ?

Vanille. C’est Bourbon pour le moral.

Si le voyage était un film ?

Le voyage dans la lune, de l’admirable monsieur Méliès. Dépaysement à tous les étages (de la fusée).

Si le voyage était une couleur ?

Blanc. C’est à dire, la somme de toutes les couleurs. On en apprend, des trucs, dans les écoles d’art, hein ?

Si le voyage était un personnage célèbre ?
Marco Polo. Voilà un type qui a voyagé avec sa tête plus qu’avec son corps, et qui a fait rêver des générations de prétendants voyageurs-aventuriers. C’est un faiseur de voyage, comme un auteur de BD est un faiseur d’histoires.

Si le voyage était une BD ? 

Bon, si j’étais cohérent avec ce que je viens de dire, je citerai « la vie de Marco Polo »mais, bon je dirais « Le vagabond des limbes », parce ça voyage à tous les étages, comme Méliès. Et parce que tout le monde attends que je dise Corto Maltese…

Un moment compliqué en voyage ? 

Le départ. C’est comme pour les fusées (oui, Méliès n’est jamais loin) le plus dur c’est de s’arracher du point d’encrage. Après, ça va tout seul.

Ton plus beau voyage ?

Celui que je n’ai pas encore fait. C’est ça la réponse ? Blague à part, ça voudrait dire qu’il faudrait comparer entre eux ceux que j’ai fait, et ça serait idiot. Est-ce que je compare le Vagabond des Limbes avec Corto Maltese, moi ?

Ta prochaine destination ?

Mon lit. De là, je vais partout (voir réponse à la question n° 1)

Comment occupes-tu généralement tes longs trajets ?
La lecture. Sur papier. Je ne suis pas un humain connecté.

Email, carte postale ou déconnexion totale ? 

Carte postale. Parce que je reviens toujours. A quoi ça servirait de partir, si c’était pour ne pas revenir ? Ça ne serait plus un voyage, ça serait de l’émigration. Mais, ceci dit, ça n’empêche pas la déconnexion totale. En fait, n’étant pas connecté, ça ne me coûte pas grand chose…

Un souvenir à ramener ? 

Le bruit du vent (ça c’est de la poésie où je m’y connais pas ! C’est qu’on en apprend des trucs, dans les écoles d’art).

Quels sont les accessoires dont tu ne te sépares jamais en voyage ?

Mes bras et mes jambes. Les premiers pour porter mon sac à dos, les secondes pour aider les premiers à porter loin mon sac à dos.

Ou irais-tu si tu devais quitter la France ?

Sur la lune ! Tant qu’à se dépayser, autant y aller franchement. Et puis il n’y a rien à s’occuper en amont. Il y a toute une équipe technique qui te dit d’où, à quelle heure exactement, etc. Qui a tout prévu, même l’imprévu. Mieux que le Club Med ! Plus qu’à poser ses fesses dans la fusée, et à faire des croquis par le hublot pour occuper le temps.

Si ton art était un voyage ? 

Un voyage hors du temps (voir question n° 6 et 14)

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Ça, c’est Paris Tome 1 – Scénario : Sébastien Mao, dessin : Duvigan. 2&cm x 28,5cm – 48 pages. 10,60 euros.

Duvigan BD

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