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J’ai visité pour toi les coulisses de la RATP

Entre lui et moi, cela a toujours été une histoire compliquée : métro, boulot, métro, apéro, métro, dodo. Je ne compte plus les heures passées avec lui même s’il est rare que nous soyons dans l’intimité.

Et pourtant, force est de constater qu’il prend soin de moi. Qu’il m’amène et me ramène de chaque soirée, si je n’ai pas le malheur de dépasser l’heure qu’il m’a fixée.

Oui mais. Avec le temps, il est devenu parfois difficile de cohabiter, en particulier à certaines heures de la journée. Je lui ai donc peu à peu fait des infidélités. Vélib’, Uber et surtout marche à pied. Tous les moyens sont bons pour l’éviter.

Jusqu’à ce qu’il m’invite dans l’un de ses pieds à terre au coeur de La Courneuve, pour s’expliquer. Bref, j’ai passé une partie de la journée au poste de manœuvre de la ligne 7 du métro (la rose claire).

Les coulisses de la ligne 7

Organisée par la RATP, la visite débute par le brief de l’un de ses sympathiques agents. Pendant plus d’une heure, il nous explique avec enthousiasme le fonctionnement de sa ligne, sorte de mini-entreprise au sein de la grosse société qu’est la RATP.

C’est parti pour un festival de chiffres qui donne le vertige : 80 conducteurs par terminus (sachant qu’il y a en 4) (je te laisse faire le calcul), 38 stations, 600 voyageurs par rame (700 en heures de pointe), 19 kms de lignes, 71 trains… Le tout pour la ligne 7 seulement.

Et le pauvre homme de répondre patiemment à nos questions débiles et aux remarques d’une dame visiblement plus habituée aux grosses berlines avec chauffeurs qu’au métropolitain.

On apprend ainsi qu’il y a trois types de rames mises en place sur trois années : 1977 (les trains sur rail), 1989 (les trains à « pneus ») et les plus récentes en 2001.

On découvre également qu’en cas d’incident voyageur, le conducteur n’a pas l’autorisation de bouger avant l’intervention des pompiers, aussi petit soit le malaise. Que ce n’est pas la station mais toute la ligne qui est impactée, la poste de contrôle devant réguler les rames suivantes et précédentes pour ne pas laisser un écart trop important entre les trains lors de la reprise du trafic.

Autre information et pas des moindres : si tu comptais sur la mise en place de trains nocturnes pour rentrer à pas d’heure de tes soirées, tu peux aller te rhabiller. Excuse évoquée par l’intéressé : le réseau n’est pas équipée d’un troisième rail qui permettrait à l’indispensable rame d’entretien de passer.

L’immersion RATPienne se poursuit dans le poste de commande et de contrôle dans lequel les hommes de la RATP s’affairent pour faire sortir les trains un à un toutes les 3 minutes environ. Un délai qui s’allonge bien-sûr en fonction des heures de la journée.

Poste de commande RATP

Coulisses de la RATP

Mais toute bonne chose (moi) à une fin (faim) (c’est bientôt l’heure du goûter). Nous arrivons à la dernière étape de notre parcours : les coulisses des coulisses aka les ateliers où il est impossible de débarquer à pied. La faute au rail électrifié (plus de 2000 volts). Après nous avoir expliqué leur boulot, les deux mécanos nous font pénétrer dans une rame fantôme puis dans la sacro-sainte cabine de conducteur pour nous montrer comment piloter.

Je n’ai désormais plus qu’à envoyer mon CV à la RATP.

Visite coulisses RATP

Les secrets du métro

Ateliers de la RTP

Visite du métro de Paris

J'ai visité pour toi les coulisses de la RATP

Cabine conducteur RATP

Informations et réservations : Tourisme 93

Bonus : dans le cadre de Paris Face cachée les 6, 7 et 8 février, la RATP propose des visites inédites de lieux habituellement fermés au public. Rendez-vous le site pour réserver votre place.

– La salle de remise en forme des bus : deux visites le vendredi 6 février à 9h30 et 11h.

– 100 ans de patrimoine roulant : deux visites par jour le vendredi 6, le samedi 7 et le dimanche 8 (une à 10h, une à 14h30).

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