Skip to content

Sacro Saint Laurent

Saint Laurent le film

Donnez-lui un Y, donnez-lui un S, donnez-lui un L. Et vous obtiendriez le biopic à succès YSL, réalisé par Jalil Lespert et sorti au mois de janvier dernier.

Plusieurs lettres et mois supplémentaires ont été nécessaires pour créer le Saint-Laurent de Bertrand Bonello, dans les salles dès le 24 septembre prochain.

Si le premier traite de la quasi totalité de la carrière du couturier, l’autre s’attache à ne parler que des années 1967 à 1976, période à laquelle l’homme est passé de la puissance à la décadence puis à la renaissance.

Le synopsis donne le ton d’une histoire que l’on connait mais qui se veut différente : « La rencontre de l’un des plus grands couturiers de tous les temps avec une décennie libre. Aucun des deux n’en sortira intact ».

Durant 2h27, Bonello nous mène du bureau aseptisé du créateur aux boîtes de nuit psychédéliques des années 60/70’s, du faste des podiums aux soirées débridées chez son amant Jacques de Bascher.

Des univers qui s’affrontent autant qu’ils se complètent pour découvrir les nombreux visages du designer star.

Pour son Yves à lui, Bonello a su s’entourer d’un casting particulièrement soigné dont une Léa Seydoux que l’on voit décidemment partout, d’un Jérémie Renier saisissant en Pierre Berger, d’un Louis Garrel plus vrai que nature en Jacques de Bascher, d’une sublime Aymeline Valade en Betty Catroux et d’un Helmut Berger troublant en YSL du troisième âge.

« Hypnotique », « sensuel et décadent », « électrique »… Les adjectifs se suivent et se ressemblent pour décrire ce long métrage qui fait la part belle au décor, aux costumes, à la photographie et la musique, tous impeccables.

Si le film est loin d’être une copie du premier biopic et ne fait pas dans la dentelle lorsqu’il aborde les côtés sombres d’Yves Saint Laurent – on découvre par exemple que son chien est mort d’overdose – c’est finalement moi qui en est fait une en me replongeant une fois de plus dans la vie du créateur.

Bien que Gaspard Ulliel incarne ce nouveau Yves à la perfection, force est de constater que 9 mois n’auront pas été suffisant pour oublier celui de Jalil Lespert.

Cachez ce Saint que je ne saurais voir aujourd’hui, pour sans doute mieux l’apprécier demain (l’année prochaine).

 

Be First to Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *