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L’interview Voyage : Médéric Collignon

Médéric Colignon

On commence la rentrée en fanfare avec un invité qui connait la chanson. Si tu ignores qui est Médéric Colignon, je laisse l’ami Wiki te le présenter : « un cornettiste, saxhorniste et multivocaliste de jazz, né en 1970 à Villers-Semeuse dans les Ardennes ».

De mon côté, je dirais qu’il s’agit de l’un des musicos les plus sympathiques qu’il m’ait été donné de rencontrer et du concert le plus barré auquel j’ai assisté.

Je savais que l’interviewer serait un grand moment. Quelques semaines ont été nécessaires pour accorder nos violons. Mais je n’ai pas été déçue du voyage car Médéric est tout sauf réglé comme du papier à musique. Embarquement immédiat dans l’univers décalé d’un grand jazzman amoureux de notre planète.

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Quel type de voyageur es-tu ?
Soit aventureux jusqu’à marcher longtemps jusqu’à la transe et happé par les situations dangereuses, soit suiveur afin de profiter de tout ce que mes yeux voient pour ensuite parfois photographier et transposer en ce que je veux montrer…

Si tu devais définir le voyage en 3 mots ?
Regards, Sourires et Temps.

Si le voyage était une chanson ?
Elle serait sérielle, répétitive, polyrythmique et très timbrée avec beaucoup d’instruments.

Si le voyage était un parfum ?
La sueur est le plus beau et naturel parfum.
Elle dit souvent ce que vous avez vécu les heures précédentes.

Si le voyage était un film ?
Le Star Trek (director’s cut) de Robert Wise : un voyage intersidéral aux confins de la Galaxie où l’homme découvre l’origine d’une entité surpuissante et ayant accumulé toutes les connaissances qui cherche son Créateur et se rapproche de la Terre. Le but de ce dernier est de fusionner avec celui-ci. Une métaphore de dieu…

Si le voyage était une couleur ?

Celle du passage entre le jour et la nuit… qui fait ressentir le miracle de la vie.

Si le voyage était un personnage célèbre ?
Gulliver.

Ta pire expérience de voyage ?
Dans un train, un mec mysogine qui hurle sa frustration à sa pauvre copine et qui agresse les voyageurs parce que nous le regardions noyé dans sa bêtise et son impuissance. La moitié du voyage a été gâché alors que je venais de passer de très bons moments.

Ton plus beau voyage ?
C’est difficile. Un des plus beaux serait le déplacement entre plusieurs concerts en Norvège dans les fjords avec des couleurs incroyables, ses hauts rochers suspendus dans le vide et ses aurores boréales.
En Afrique également, à la rencontre de paysages multiples et des musiques tellement riches. Mélangé aux musiciens locaux de 14 pays différents, j’ai voyagé à travers leurs sons. Ils m’ont appelé le djinn.

Ton prochain trip ?
Coutances et la Manche, la Pointe d’Agon…
L’Italie, à Bari, dans les Pouilles pour aller jouer.

Comment occupes-tu tes longs trajets ?
En regardant la fenêtre comme si j’écoutais les mouvements d’une oeuvre orchestrale ou en regardant une daube ricaine pour mieux me vider la tête ! Ça me fait mieux dormir…

Les accessoires dont tu ne te sépares jamais en voyage ?
De quoi faire quelques photos, de quoi me cultiver sur la population, mais surtout avoir le cerveau sans à priori et être prêt à chanter dans toutes les occasions!

Où irais-tu vivre si tu devais quitter ton pays ?
Aux USA car il y a de très beaux sites que je ne connais pas.

Si ta musique était un voyage ?
Une explosion planétaire avec un vol spatial entre des planètes inconnues et multicolores puis des passages en rase-mottes dans des canyons étoilés des autochtones me saluant puis un vol accéléré parmi les étoiles filantes et… je me réveille avec une envie de pisser !

Plus d’infos sur le documentaire qui lui est consacré : Médo(s) de Josselin Carré.

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