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Reportages, les coulisses (tome 3)

Tu te demandes peut-être comment s’organisent les reportages et se décide leur destination. Peut-être penses-tu que le journaliste sélectionne le pays au grès de ses envies et de son instinct (qu’il a fort développé évidemment) (il est journaliste). Et que quelqu’un s’occupe de tout lui organiser pendant qu’il se vernit les doigts de pied.

Alors oui mais pas que.

Oui, dans le cas des voyages de presse dans lesquels le reporter se fait trimbaler (et dans lequel il est mieux vu d’arriver pédicuré). Organisés par une compagnie aérienne, une chaine hôtelière, un voyagiste ou un office de tourisme, ces voyages réunissent de 7 (parfois moins) à 77 (parfois plus) individus, toutes nationalités et spécialités journalistiques confondues. A lui de se débrouiller pour ramener ce que son boss lui a demandé, malgré le planning ultra-chargé auquel il ne peut échapper. Dommage pour lui car l’organisateur a décidé de ne pas lui laisser un moment pour souffler. Car le G.O veut TOUT montrer à ses invités afin que ces derniers aient matière à écrire un long « papier » (article) à son sujet.

Et non, dans le cas des reportages que c’est au journaliste de « monter ». Il devra d’abord sélectionner (en accord avec son chef) l’endroit où il devra s’envoler en fonction des destinations phares du moment. Puis à lui les joies du calage de planning : transport, sélection des 20 clubs de vacances de 500 chambres (5 piscines, 12 restaurants, 14 hectares) et des attractions touristiques à visiter (musée de la frite ou de la dentelle inclus), transferts, séances photos, rendez-vous avec l’attachée de presse, le directeur ou le directeur marketing. Parfois les trois à la fois. Parfois en anglais, en espagnol ou en portugais. Parfois les trois à la fois.

Tout doit être calé avant le départ. Imagine le nombre de mails et coups de fil à passer, le nombre de pages Internet et de guides à éplucher pour se documenter et ne pas passer pour un demeuré lors des dîners passés en compagnie du directeur, de l’attachée de presse ou du directeur marketing. Parfois les trois. Parfois en anglais, en espagnol ou en portugais. Parfois les trois à la fois.

Pour conclure, je te laisse en compagnie des photos d’Alexis, l’un des photographes avec qui j’ai l’habitude de partir. Et te conseille de jeter un coup d’œil sur l’article qu’à écrit Camille à ce sujet en suivant mon quotidien il y quelques années. Parce que c’est drôlement bien écrit. Et drôle. Et terriblement vrai.

Marseille 2012

2 Comments

  1. MP Guillemard MP Guillemard

    Profites, profites Elle est pas cool la vie? Jolies photos qd même !!!

  2. MP Guillemard MP Guillemard

    Bon courage ma Grande, le travail C la SANTE !

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