Category:Les coulisses’

Un an et un mois

 - by Solcito

Il y a un mois, c’était l’anniversaire de Solcito. Et pas n’importe lequel : sa première bougie.

Il aura fallu un mois pour que je percute, mère indigne que je suis.

C’est donc avec 36 jours de retard que je lui (nous) souhaite un bel anniversaire.

Il faut dire qu’il s’en est passé des trucs durant l’année qui vient de s’écouler.

Plus de 3 500 visiteurs uniques répartis sur 6 continents. Plus de 6 000 visites. Quelques 10 000 pages vues/lues.

Et des requêtes quelques peu particulières sur google comme « doigt coincé dans une porte  » et d’autres que la bienséance m’empêche de te révéler.

J’ai aussi eu la chance de participer à des événements forts sympathiques. Beaucoup d’expos. Un voyage à Brocéliance. Et une sympathique soirée blogueuses : la GGP7.

La GGP7, c’est la contraction in pour parler de la Gamon Girls Party, édition 7. Une soirée où tout le gratin du blogging féminin se  retrouve pour s’adonner aux « 3 P » : papoter, picoler et se faire pomponner.

Et je dois avouer que j’y ai passé un fort agréable moment. D’une part car les organisateurs ont eu la bonne idée d’organiser ça au Comptoir Général, un bar-resto-cabinet-des-curiosités grandeur nature sur les rives du canal Saint Martin.

Ensuite parce que les ateliers prévus  avaient tout pour plaire aux nanas que nous sommes : maquillage, photomaton, pose de faux cils, stand de glaces, bar à cocktail Bailey, etc.

Enfin parce que c’était quand même vachement cool d’être parmi les 200 privilégiées à pouvoir en profiter.

Rendez-vous dans deux ans et demi pour fêter les deux ans de Solcito. Et dans un an j’espère pour le GGP8.

[je te rappelle que tu peux toujours gagner le coffret DVD "Graine d'Etoiles >>ici<<. Le concours est prolongé jusqu'à dimanche minuit]

Comptoir Général

Bar Comptoir Général

GGP7

Photo call GGP7

Comptoir Général Paris

Les coulisses, tome 5

 - by Solcito

Tu te demandes peut-être comment je suis devenue touriste professionnelle payée toute l’année à me balader.

Tu as de la chance car je vais tout t’expliquer (sans revenir sur le fait que mon boulot est un vrai boulot) (déjà expliqué ici).

Avec les parents baroudeurs dont j’ai hérités, disons que j’étais destinée à aimer voyager (ou à carrément détester).

Mais avec les merveilles par lesquelles j’ai commencé gamine (Liban, Égypte et Syrie) peu de chance de ne pas apprécier.

Parallèlement à cela, j’ai tout de même dû un tout petit peu étudier (5 ans). Comme ils ne proposaient pas de master  « touriste professionnel », c’est vers la communication que je me suis dirigée avec l’idée de travailler dans la publicité mais le rêve secret d’être un jour-naliste…

Un an d’étude m’a suffit pour savoir que ce n’est pas dans la pub que je bosserai. J’ai alors cherché à décrocher un stage dans une rédaction. Et c’est un magazine de nanas qui le premier a bien voulu accepter la néophyte que j’étais.

Un stage, puis un autre, puis un autre m’ont aidé un mettre un doigt de pied, puis quatre autres dans le merveilleux monde de la presse.

Lorsqu’il a fallu bosser pour de vrai, c’est tout naturellement que je me suis tournée vers les canards de tourisme qui ont finit par m’offrir mon premier job. Un an et demi plus tard, j’ai décidé de tenter l’aventure de la pige en me mettant à mon compte. Pour revenir un an après frapper aux portes des rédaction web afin de reprendre une activité salariée (je fais grâce des détails qui ont fait que j’ai rapidement voulu abandonner le freelance).

La suite, tu la connais si tu me connais. Je fête en ce moment même mes trois ans et demi de bons et loyaux service dans la boîte qui a bien voulu m’embaucher en CDI (serpentin, sifflet et tournage de serviette)

Tu l’auras compris : mieux vaut avoir un CV tourné vers le domaine que l’on souhaite attaquer. En revanche, de la même manière que tous les chemins mènent à Rome, toutes les routes ou presque mènent au journalisme même si la profession est sinistrée. Je t’invite à lire cet excellent article à ce sujet ici.

Si tu as encore de la place, je t’invite à lire le non moins excellent article de ma cops Camille au sujet de Ma Vie Mon Oeuvre (bon appétit) par ici.

J’irai passer mon dimanche chez France Télé

 - by Solcito

Parfois le week-end, pendant que la plupart des gens dorment à poings fermés (ou rentrent tout juste de soirée) je dois me lever et travailler.

Car en plus de faire pleins de chouettes voyages, je dois pondre pleins de chouettes articles. Et comme la page d’accueil du site pour lequel je travaille doit changer tous les jours, il faut bien que quelqu’un se charge de la modifier avec des articles en rapport avec l’actualité. Ce n’est donc pas quelque chose que tu peux prévoir en avance et programmer.

(Devine qui était d’astreinte le week-end où Jo Cool, le volcan islandais, a décidé de faire parler de lui ?)

Il y a quelques semaines, je ne travaillais pas mais c’est tout de même dans une entreprise que je décidais de passer mon dimanche matin.

Après avoir traîné chez Gainsbourg puis chez Maigret, c’est chez Laurent Delahousse que je déboulais le deuxième jour des Journées du Patrimoine.

Et figure-toi que j’ai découvert que beaucoup de français aiment passer leur dimanche matin dans une entreprise. Plus que dans certains monuments « stars » d’ailleurs (comme l’Elysée pour ne pas le citer) puisque France Télévisions à comptabilisé 6h de queue au plus fort de la journée.

Si je n’ai jamais rêvé être journaliste télé, j’ai été passionnée par cette visite qui nous a menés d’une station satellite (camion régie) aux plateaux de Télé Matin, du journal du 12/13 (ou du 19/20) en passant par une régie de prod’ et de son.

Comme quoi, et comme l’a très justement balancé Proust : « le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux » (parce que tu l’as compris, j’aime regardé la télé) (à ce propos fais moi penser à arrêter une bonne fois pour toute de regarder « Faites entrer l’accusé ») (parce que c’est toujours pas fait).

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Les coulisses, tome 4…

 - by Solcito

…ou l’angoisse de la page blanche.

Tu sais, le fameux document Word à remplir… Car si mon travail m’emmène sur une plage de sable fin, c’est pour mieux me réexpédier devant l’écran de mon ordinateur mon enfant. Avec pour seule touche exotique un avion en plastique de la compagnie Brussel Airlines et la climatisation à fond les ballons (pour la touche made in Groenland).

Après avoir organisé puis vécu le reportage dans des contrées plus ou moins lointaines, c’est l’heure de le rédiger de Paris pour le partager avec la terre entière. Ou tout au moins avec les visiteurs uniques du site pour lequel je travaille. Et c’est là que tout peut se compliquer. Car si tu as le malheur d’être fatigué, stressé, déprimé, cuité, ton boss et ton Document1 se foutent pas mal de tes états d’âme ou de fatigue. A toi de te débrouiller pour respecter le planning de bouclage (lorsque tu travailles en presse écrite) ou de publication (si comme moi tu travailles dans le merveilleux monde du web).

Car entendons-nous bien : la devise de tout journaliste doit être « je pense donc j’écris », même si ce dernier n’est pas capable de pondre ne serait-ce qu’un email. C’est à ce moment là, que tu rêves d’un boulot qui te permette, en cas d’urgence, de mettre ton cerveau en stand by.

Lorsque tout va bien dans le meilleur des mondes, il arrive également que le sujet ne t’inspire guère ou que tu ne le maîtrises pas très bien. Mais dans le monde des adultes, rendre une copie blanche n’est pas autorisé. Sauf si tu veux te faire virer. Et moi de rêver de l’époque ou je pouvais encore sécher/me prendre un 0 sans prendre un risque de devoir pointer… (chez notre ami Paul Emploi).

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Reportages, les coulisses (tome 3)

 - by Solcito

Tu te demandes peut-être comment s’organisent les reportages et se décide leur destination. Peut-être penses-tu que le journaliste sélectionne le pays au grès de ses envies et de son instinct (qu’il a fort développé évidemment) (il est journaliste). Et que quelqu’un s’occupe de tout lui organiser pendant qu’il se vernit les doigts de pied.

Alors oui mais pas que.

Oui, dans le cas des voyages de presse dans lesquels le reporter se fait trimbaler (et dans lequel il est mieux vu d’arriver pédicuré). Organisés par une compagnie aérienne, une chaine hôtelière, un voyagiste ou un office de tourisme, ces voyages réunissent de 7 (parfois moins) à 77 (parfois plus) individus, toutes nationalités et spécialités journalistiques confondues. A lui de se débrouiller pour ramener ce que son boss lui a demandé, malgré le planning ultra-chargé auquel il ne peut échapper. Dommage pour lui car l’organisateur a décidé de ne pas lui laisser un moment pour souffler. Car le G.O veut TOUT montrer à ses invités afin que ces derniers aient matière à écrire un long « papier » (article) à son sujet.

Et non, dans le cas des reportages que c’est au journaliste de « monter ». Il devra d’abord sélectionner (en accord avec son chef) l’endroit où il devra s’envoler en fonction des destinations phares du moment. Puis à lui les joies du calage de planning : transport, sélection des 20 clubs de vacances de 500 chambres (5 piscines, 12 restaurants, 14 hectares) et des attractions touristiques à visiter (musée de la frite ou de la dentelle inclus), transferts, séances photos, rendez-vous avec l’attachée de presse, le directeur ou le directeur marketing. Parfois les trois à la fois. Parfois en anglais, en espagnol ou en portugais. Parfois les trois à la fois.

Tout doit être calé avant le départ. Imagine le nombre de mails et coups de fil à passer, le nombre de pages Internet et de guides à éplucher pour se documenter et ne pas passer pour un demeuré lors des dîners passés en compagnie du directeur, de l’attachée de presse ou du directeur marketing. Parfois les trois. Parfois en anglais, en espagnol ou en portugais. Parfois les trois à la fois.

Pour conclure, je te laisse en compagnie des photos d’Alexis, l’un des photographes avec qui j’ai l’habitude de partir. Et te conseille de jeter un coup d’œil sur l’article qu’à écrit Camille à ce sujet en suivant mon quotidien il y quelques années. Parce que c’est drôlement bien écrit. Et drôle. Et terriblement vrai.

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Reportages, les coulisses (tome 2)

 - by Solcito

Tu imagines sûrement l’auteur de guide de voyage comme un «  type souriant affublé d’un sac à dos en forme de mappemonde (…). Carnet en main, l’oeil aux aguets, il rôde à travers le monde et, parce que ce type est chouette, il te file tous ses bons plans ».

Et bien sache que c’est aussi le pauvre type qui mange seul dans des restos romantiques à l’autre bout du monde. Et qui court dans tous les sens pour ramener les infos qu’on a demandées avec le peu de temps et d’argent qu’on a bien daigné lui donner.

Tu penses que son boulot consiste à « traverser tous les continents aux frais de la princesse, le teint hâlé, le passeport tamponné, la veste multipoches remplie de grigris africains. »

Alors oui mais pas que. Déjà parce qu’il n’a pas que ça à faire de se faire dorer le doigts de pieds. Ensuite parce qu’il est plutôt pressé de rentrer après avoir passé des semaines loin de sa famille et/ou sa moitié. Et parce qu’il est tous sauf frais après les heures de boulot et d’avion qu’il vient de s’enquiller.

Enfin parce qu’« écrire un guide de voyage, ce n’est pas dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. C’est parler d’hôtels dans lesquels on n’a pas dormi et de restaurants dans lesquels on n’a pas mangé. De musées qu’on a visités au pas de course et de vieilles villes dans lesquelles on s’est lamentablement perdu ».

Ces citations issues de « Touriste professionnel » dont je t’ai déjà parlé ne parlent pas du même métier mais illustrent en partie ce que je fais. A quelques différences près. Car j’ai pour ma part la chance de partir accompagnée et de souvent bien rigoler avec ces photographes aussi chouettes que talentueux. Voilà donc la deuxième série des photos « off » qui leur est dédiée… Merci à eux !

 

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Reportages, les coulisses (tome 1)

 - by Solcito

Inconnus en soirée : – «  Tu fais quoi dans la vie ? » (polis)

Moi : – « Je bosse à la rédaction d’un site web » (polie aussi)

- « Quel genre de site ? »

- « Un site de voyage »

- « Et tu peux avoir des prix ? »(super intéressés)

- « Non, on vend rien, on est un site édito… »

- « Ah… Et toi tu voyages ? » (déçus)

- « Euh oui, de temps en temps mais… »

- « Et tu es payée pour ça ? » (étonnés, scandalisés mais re-super intéressés)

- « Ba oui sinon, je… »

- « Et genre on te rembourse tes voyages et tout ? »

- « Ba ouais, sinon je… »

- « Et genre tu peux ramener du monde avec toi ? » (très très très intéressés)

- « En général non mais ça peut arriver très rarement… Tu peux te mettre sur liste d’attente » (smiley clin d’oeil) (tentative d’humour)

- « Waou, le boulot de rêve. Genre tu es en vacs toute l’année quoi… Tranquille » (blasé)

- (…) (blasée aussi)

Inutile de te dire que c’est le genre de conversation que j’ai eu des centaines de fois (à la syllabe près), peut-être même avec toi d’ailleurs. Alors maintenant, en plus de dire aux inconnus que je bosse pour un site de BTP, j’ai eu envie de te montrer en images, à quoi ressemble le « off » de ses reportages. Ces instants volés entre deux visites d’hôtels, de monuments ou de musées. Ces rencontres avec la population comme cette gamine dans un taxi tunisien, ces découvertes improbables comme cette fête foraine fantôme au milieu de la zone touristique d’Hammamet, ces moments de décompression dans de vraies fêtes foraines ou ailleurs… Le tout immortalisé par mes binômes photographes. Merci à eux !

Je reviendrai plus tard sur les coulisses des dites reportages : de l’organisation aux galères sur place !


 
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