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La Rennes du street art

Il y a quelques mois, Rennes m’a déroulé le tapis rouge. Invitée dans le cadre du salon des blogueurs voyage, j’ai été accueillie comme une reine par la belle Bretonne. C’est sous un ciel bleu azur (non il ne pleut pas toujours en Bretagne) que j’ai fait le(s) mur(s) de la cité, en compagnie d’un street arteur rennais nommé MYA. Je t’emmène aujourd’hui dans les rues de la Rennes du street art en sa compagnie, à la découverte des plus belles oeuvres de la ville. 

La Rennes mère du street art

Si ce n’est pas à Rennes que l’art de la rue a vu le jour, force est de constater les efforts de la municipalité pour chouchouter ses graffeurs. Non contente d’exposer au monde entier ses adorables maisons en colombage et ses monuments historiques, la ville a décidé de mettre en avant un tout autre art : celui de la rue.

Ainsi, l’agglomération a gracieusement mis à disposition 30 de ses murs pour que les artistes puissent s’exercer/s’exprimer dans la joie et la bonne couleur, ceci en toute légalité. Autre solution : squatter les 250 mètres de palissades en bois qui se déploient autour de la cathédrale pendant ses travaux qui dureront 4 années.

Balade Rennes street art

Visite insolite Rennes street art

Autre gros atout rennais : le Réseau Urbain d’Expression (le RUE, hasard ou coïncidence ?) qui offre un dialogue avec la collectivité et les élus, accompagne la mise en place de projets divers et variés (demandes de subventions ou prêt de matériel par exemple) et met en relation les commanditaires et les acteurs. Si tout n’est pas parfait, la ville semble est mûre (tu l’as ?) sur le sujet. En témoignent les nombreux événements liés au domaine qui pullulent dans la ville comme “Le funk prend les Rennes” ou le festival « Teenage Kicks ».

Graffitis Rennes

Au pied des murs de Rennes avec Paul allias MYA

Loin d’être au pied du mur en la matière, la cité nous offre un joli panel de ce qui se fait dans le domaine : graffitis, pochoirs, dessins, collages… Les Rennais écrivent sur les murs à l’encre de leurs bombes et ce n’est pas nous, humbles touristes, qui allons nous en plaindre.

Direction le centre ville avec Paul alias MYA pour en avoir le coeur et les yeux nets. C’est parti pour une épopée de 2h à l’assaut des oeuvres du coin. Le jeune homme est graffeur au grand jour, pendant que certains de ses camarades préfèrent oeuvrer dans l’ombre. Un débat qui ne date pas d’hier, ici et ailleurs (<– Toulouse par exemple).

Mais Paul préfère voir la Vilaine à moitié pleine. L’artiste nous emmène admirer quelques unes des plus belles performances locales et internationales. La visite de ce musée à ciel ouvert débute à deux pas du métro Sainte Anne. Nous nous apercevons que les rues Saint Michel, Échange, Saint-Malo et Saint-Melanie en voient des vertes mais des très mûres !

Rendez-vous ensuite sous le Pont de Nantes où se cache une fresque de notre guide, suivi d’un parking haut en couleurs boulevard du Colombier. Les véhicules présents n’ont qu’à bien se tenir : « Parfois on fait attention et on bâche les voitures avant de graffer… Parfois non ! » nous révèle Paul avec humour. Quoiqu’il en soit, c’est un véritable festival de couleurs qui ne laisse ni mon appareil photo, ni mon cerveau indifférents.

Pour terminer, le graffeur nous présente les oeuvres du Passage Saint Cast et de la Place du Bas des Lices. Nous n’avons plus qu’à checker la liste des murs libres pour laisser libre cours à notre imagination (qui risque de ne pas être très « murgénique » en ce qui me concerne). Je repars des images plein la tête et la carte mémoire : Rennes, c’est vraiment de la bombe (bébé).

**Les conseils**

Y aller : Etant donné que la SNCF ne mouche pas avec le dos de la cuillère, miser sur le bus se révèle être une bonne stratégie. Amis Parisiens et Bordelais, il ne vous reste plus qu’à sauter dans un Flixbus pour rejoindre le chef-lieu de la Bretagne. Prévoir un peu plus de 4h et moins de 10 euros (prix d’appel) pour un départ de la capitale, une nuit complète (confortable) dans un bus et (à partir de) 17 euros au départ de Bordeaux. Simple et efficace.

Pour découvrir la ville comme moi (copieur) : Note que l’Office de Tourisme de Rennes organise des visites guidées sur le thème du street art.

Pour que ta peau du ventre soit bien tendue : Les Grands Gamins pour un burger qui ne te laissera pas sur ta faim. 40 Mail François Mitterrand, 35000 Rennes. Tél. : 02 23 25 89 11.

Pour que tes nuits soient douces : Direction la ville de Saint Malo voisine (1h de route max) pour poursuivre ta découverte de la Bretagne !
Hôtel Ar Iniz – 8 Boulevard Hébert, 35400 Saint-Malo. Tél. : 02 99 56 01 19
Ce charmant petit hôtel posé en bord de plage rend un bel hommage à sa voisine grâce à des pictos ou phrases rigolos disséminés ici (sur la porte des toilettes) et là (sur les escaliers). Ajoute à cela de superbes chambres vue mer, un resto les yeux dans la Manche et une équipe aux petits oignons : tu obtiendras un hébergement adorable où il fait bon séjourner.

Merci encore au salon WAT (We Are Travel) pour son invitation et ces chouettes 3 jours passés en compagnie de non moins chouettes blogueurs). 

 

2 Comments

  1. Stéphane BON Stéphane BON

    Pas trop convaincu par l’aspect esthétique des fresques présentées ici… Désolé.
    Dans le genre, il faut aller à Porto où de nombreuses oeuvres de street art sont présentes dans les rues et elles sont bien plus jolies. Mais tout est une question de goût, bien sûr !

    • Solcito Solcito

      J’ai eu la chance d’aller à Porto et je confirme. En revanche, pour le reste je dirais que tous les goûts sont dans la nature, en effet ! Il n’y a pas à être désolé cependant, vous avez tout à fait le droit de donner votre avis ! Merci pour votre commentaire.

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